L'hivernage d'une piscine naturelle ne demande aucun produit : il s'agit de limiter les apports organiques à l'automne, d'arrêter la circulation quand l'eau refroidit et de protéger la membrane et les équipements du gel. Bien fait, il garantit une reprise rapide au printemps.
L'hivernage d'une piscine naturelle est une étape simple mais qui ne doit pas être négligée. Contrairement à une piscine classique qui nécessite des traitements chimiques spécifiques avant l'hiver, le bassin écologique passe la saison froide de manière quasi autonome. Il suffit de préparer le terrain en automne pour retrouver une eau équilibrée dès le printemps suivant.
Préparation en automne : les gestes essentiels
Dès septembre, posez un filet de protection au-dessus du bassin pour capturer les feuilles mortes avant qu'elles ne tombent dans l'eau et ne se décomposent. Videz le filet régulièrement. En octobre, taillez les parties aériennes des plantes aquatiques (roseaux, iris, joncs) à quelques centimètres au-dessus du niveau de l'eau. Cette taille limite la quantité de matières organiques qui se dépose au fond. Aspirez les dépôts de vase sur le fond du bassin avant les premières gelées.
Les débris de taille se retirent immédiatement, sans les laisser flotter, et l'on évite de tailler toutes les plantes à ras : quelques tiges creuses de roseaux laissées hors de l'eau maintiennent des échanges gazeux sous la glace. Le niveau d'eau reste haut tout l'hiver, car une membrane exposée à l'air et au gel vieillit plus vite.
Arrêt de la pompe et protection contre le gel
Lorsque la température de l'eau descend sous 5 °C, arrêtez la pompe de circulation. Les bactéries entrent en dormance naturelle : l'équilibre biologique se maintient seul pendant l'hiver. Si votre région est exposée à des gels prolongés, placez deux ou trois flotteurs d'hivernage en mousse à la surface du bassin pour absorber la pression exercée par la glace sur les parois et la membrane. La reprise de la pompe au printemps, dès que l'eau dépasse 8 °C, suffit à relancer le cycle biologique.
Mettre les équipements hors gel
L'eau qui reste dans une pompe, un filtre ou une canalisation peut geler et fissurer les corps en plastique. Une fois la circulation arrêtée, les éléments situés hors de l'eau se vidangent par leurs bouchons, puis la pompe hors sol est rentrée à l'abri ou protégée par une housse isolante. Les pompes immergées au fond du bassin supportent mieux l'hiver mais gagnent à être sorties si le gel est sévère. Le skimmer, enfin, se vide et se ferme pour que la glace ne l'abîme pas.
Que faire quand le bassin gèle ?
Une couche de glace n'est pas un problème en soi. Il faut surtout éviter de la casser à coups de pelle ou de marteau : les chocs se transmettent à l'eau et peuvent blesser les animaux qui hivernent au fond, comme les grenouilles qui passent souvent la mauvaise saison dans la vase. Pour ouvrir un trou d'aération, il suffit de poser une casserole d'eau chaude sur la glace et de la laisser fondre doucement. Ceux qui accueillent une faune nombreuse liront avec intérêt le guide pour cohabiter avec les grenouilles sans les chasser.
Le redémarrage au printemps
Au retour des beaux jours, le filet se retire, les dernières feuilles et la vase accumulée sont aspirées, puis les équipements sont remontés et contrôlés avant la remise en route. Les plantes repartent d'elles-mêmes ; les sujets morts pendant l'hiver se remplacent dès que l'eau se réchauffe. Une poussée d'algues est fréquente pendant les premières semaines, le temps que les plantes reprennent leur rôle : la page consacrée aux algues en piscine naturelle et à leur prévention explique comment la traverser sans produit. Les gestes de la belle saison prennent ensuite le relais, détaillés dans le calendrier d'entretien de la piscine naturelle.
















